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SAKK 07/17 - Traitement du cancer du rein par immunothérapie avec le nivolumab et l’ipilimumab

L’objectif de cette étude est de déterminer si l’immunothérapie par association du nivolumab et de l’ipilimumab est efficace chez des patients atteints d’un cancer du rein de stade avancé non opérable ou métastatique et peut stopper la progression du cancer, voire entraîner une régression de la tumeur. De plus, nous souhaitons identifier les facteurs qui jouent un rôle dans la réponse de chaque patient aux médicaments. À cet effet, nous prélèverons des échantillons de sang et de tissu en parallèle du traitement. Ces prélèvements sont importants, car ils permettront d’établir pourquoi les médicaments sont efficaces.

Le nivolumab et l’ipilimumab sont déjà autorisés séparément pour le traitement du cancer du rein. Ces traitements peuvent activer le système immunitaire et ainsi aider l’organisme à combattre le cancer. Toutefois, ils n’agissent que chez une faible part de patients. De premières données indiquent que l’association du nivolumab et de l’ipilimumab pourrait être plus efficace chez un plus grand nombre de patients. Nous souhaitons examiner ce point de manière plus approfondie au cours de cette étude.

Tous les patients de l’étude SAKK 07/17 recevront les mêmes médicaments. Tous les participants pourront donc profiter d’un traitement potentiellement supérieur. En fonction de ses effets, le traitement pourra durer jusqu’à deux ans.

Responsable pour l'étude:

Prof. Dr. med. Frank Stenner, Hôpital universitaire de Bâle, +41 61 265 50 74

Dr. med. Dr. phil. nat. Heinz Läubli, Hôpital universitaire de Bâle, +41 61 265 50

  • Contacts dans les hôpitaux

  • Critères d’inclusion

    • Consentement éclairé donné par écrit avant l’enregistrement et avant toute procédure spécifique à l’étude, conformément à la législation suisse et aux règlements des BPC de l’ICH
    • Carcinome rénal à cellules claires localement avancé et/ou métastatique dont le diagnostic a été confirmé sur le plan histologique ou cytologique et pour lequel une chirurgie ou une radiothérapie définitive n’est pas envisageable et un traitement systémique est nécessaire
    • Patient capable et acceptant de subir une série de biopsies et de prélèvements sanguins (au début de l’étude, à 14 semaines et lors de la progression de la maladie)
    • Maladie mesurable
    • Chez les patients pour lesquels il s’agit d’un traitement de deuxième ligne, le traitement précédent doit avoir été arrêté au moins deux semaines avant l’enregistrement.
    • Âge ≥ 18 ans
    • Indice de performance de l’OMS: 0-1.
    • Fonction médullaire: neutrophiles ≥ 1,5 x 109/l, plaquettes ≥ 100 x 109/l
    • Fonction hépatique: bilirubine totale ≤ 1,5 x limite supérieure de la normale (LSN) (sauf pour les patients atteints de la maladie de Gilbert ≤ 3,0 x LSN), aspartate-aminotransférase (ASAT), alanine-transaminase (ALAT) et phosphatases alcalines (PAL) ≤ 2,5 x LSN (≤ 5 x LSN si on suspecte que l’élévation des enzymes est due à des métastases hépatiques importantes)
    • Fonction rénale: débit de filtration glomérulaire (DFG) estimé > 20 ml/min/1,732
    • Fonction cardiaque: NYHA ≤ 2. En cas d’insuffisance cardiaque de classe 1 ou 2 selon la NYHA, fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) ≥ 35%, déterminée par échocardiographie (ECHO) ou ventriculographie isotopique (MUGA)
    • Les femmes en âge de procréer utilisent une contraception efficace, ne sont pas enceintes et n’allaitent pas; elles acceptent également de ne pas tomber enceintes pendant le traitement à l’étude et pendant les cinq mois suivants. Un test de grossesse négatif avant l’inclusion dans l’étude est requis pour toutes les femmes en âge de procréer.
    • Les hommes acceptent de ne pas concevoir d’enfant pendant le traitement à l’étude et dans les cinq mois suivants.
  • Critères d’exclusion

    • Métastases touchant le SNC non maîtrisées. Les patients qui présentent des métastases asymptomatiques au niveau du SNC (au moins deux semaines après la radiothérapie ou la chirurgie et l’administration de stéroïdes à une dose ≤ 10 mg d’équivalent prednisone) sont éligibles.
    • Antécédents de tumeurs hématologiques ou de tumeurs solides primitives, sauf en cas de rémission depuis au moins trois ans au moment de l’enregistrement (exception: cancer de la prostate pT1-2 avec un score de Gleason < 6, carcinome in situ du col de l’utérus adéquatement traité ou cancer de la peau non-mélanome localisé).
    • Plus d’une ligne de traitement systémique contre le carcinome rénal métastatique à cellules claires dans le passé.
    • Immunothérapie préalable.
    • Traitement concomitant ou récent (dans les 30 jours précédant l’enregistrement) par un autre médicament expérimental.
    • Utilisation concomitante d’autres médicaments anticancéreux ou administration d’une radiothérapie, à l’exception des traitements visant à contrôler localement la douleur (radiothérapie de la lésion cible non autorisée).
    • Immunosuppresseurs (notamment, mais pas exclusivement: méthotrexate, azathioprine et anti-TNF-α) dans les 30 jours précédant l’enregistrement.
  • Exceptions

    • Corticoïdes systémiques administrés à une dose quotidienne n’excédant pas 10 mg de prednisone ou d’équivalent prednisone.
    • Immunosuppresseurs chez les patients présentant des allergies aux produits de contraste.
    • Corticoïdes inhalés ou administrés par voie nasale.
    • Vaccin vivant atténué administré dans les 30 jours précédant l’enregistrement ou dans les 30 jours après l’administration de la dernière dose d’un quelconque des médicaments à l’étude; les virus inactivés comme ceux contenus dans les vaccins contre la grippe sont autorisés.
    • Antécédents de maladie auto-immune ou maladie auto-immune active, à l’exception du diabète de type 2.
    • Infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ou infection active chronique par le virus de l’hépatite C ou de l’hépatite B ou toute infection systémique active non maîtrisée nécessitant un traitement antimicrobien par voie intraveineuse (i.v.).
    • Hypersensibilité connue au(x) médicament(s) de l’étude ou à l’un de ses/leurs composants.
    • Toute autre situation médicale, psychiatrique, psychologique, familiale ou géographique sous-jacente sérieuse qui pourrait interférer selon le médecin-investigateur avec la stadification, le traitement et le suivi prévus, compromettre l’observance du/de la patient-e ou lui faire courir un risque élevé de complications liées au traitement.

Centres d'étude:

Centre Hospitalier Universitaire Vaudois CHUV
Rue du Bugnon 46
0 Lausanne
Hôpitaux Universitaires de Genève HUG
Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4
0 1205 Genève
Inselspital
Freiburgstrasse 8
3010 Bern
Kantonsspital Aarau
Tellstrasse 25
0 5001 Aarau
Kantonsspital Baden
Im Ergel 1
4600 Baden
Kantonsspital Bruderholz
-
0 4101 Bruderholz
Kantonsspital Graubünden
Loëstrasse 170
7000 Chur
Kantonsspital St. Gallen
Rorschacher Strasse 95
0 9007 St. Gallen
Kantonsspital Winterthur
Brauerstrasse 15
0 8401 Winterthur
Universitätsspital Basel
Petersgraben 4
0 4031 Basel
UniversitätsSpital Zürich
Rämistrasse 100
0 8091 Zürich